5 conseils pour bien choisir ses chaussures de running

Ça y est vous avez décidé de vous mettre à la course à pied ? Ou peut-être êtes-vous à la recherche de nouvelles chaussures de running pour améliorer vos performances ? Quelque soit la raison, trouver les chaussures running idéales peut s’avérer être une tâche ardue.

Si vous avez passez un peu de temps sur le web pour éclairer votre choix, vous vous êtes sans doute senti un peu confus à un moment donné par la quantité d’informations disponibles. Parfois contradictoires, souvent basés sur des anecdotes plutôt que sur des études scientifiques, les articles sur les chaussures de running peuvent semer le doute au lieu d’aider.

Tout d’abord, il convient de se poser la question : pourquoi avons-nous besoin de chaussures running ? Pour courir, certes, mais encore ? Pour éviter les blessures, bien sûr ! La vérité est que chaque année jusqu’à 80% des coureurs se blessent. Comme le fait remarquer Christopher McDougall dans son best-seller Né pour courir (Born to Run), les fabricants de chaussures de running voudraient bien nous faire croire que leurs dernières technologies peuvent nous mettre à l’abri des blessures mais, à ce jour, pas l’un d’entre eux ne peut faire une telle promesse.

Que faire à partir de ce constat ? Ci-dessous vous trouverez 5 conseils pour trouver les meilleures chaussures running basés sur des études scientifiques.

1. Le confort est le critère le plus important

Dans cette étude de 2009 publié par Footwear Science, les chercheurs Geng Luo et al. ont étudié la relation entre confort et l’économie de la course à pied – la quantité d’oxygène nécessaire pour maintenir une certaine vitesse. Ils ont établi que le groupe de coureurs qui portaient les chaussures les plus confortables avait une augmentation de 0,7% statistiquement significative d’économie.

Ainsi, faites bien en sorte de tester vos chaussures de running, idéalement pendant au moins un entraînement entier. De nombreux magasins acceptent les retours à conditions de ne pas les salir.

2. Votre type de foulée importe peu

Les fabricants de chaussures classent leurs modèles en fonction du terrain (route vs trail) mais également du type de foulée de l’athlète. En effet, après avoir identifié la pronation excessive du pied comme un problème potentiel, ils ont développé des chaussures avec corrections spéciales censées empêcher le pied de dévier excessivement pendant la course.

Les marques ont raison sur ce premier point : la surpronation peut augmenter le risque de blessure comme l’a indiqué cette étude de 2014.

Cependant, la solution qu’elles proposent (les chaussures pour pronateurs) ne se fonde elle sur aucune preuve scientifique. À l’heure actuelle, rien n’atteste de l’efficacité des chaussures pour pronateur pour réduire le risque de blessure. En effet, les études scientifiques qui les ont comparées aux chaussures pour foulée universelle n’ont trouvé aucune différence notable (voir notre article).

Cela ne veut bien sûr pas dire que les chaussures pour pronateur sont complètement inefficaces (de nombreux coureurs expérimentés ne jurent que par elles). Simplement, en l’absence de preuves scientifiques, nous vous conseillons de ne pas attacher trop d’importance à votre type de foulée.

Ainsi, même si vous êtes pronateur ou supinateur, n’excluez donc pas les chaussures pour foulée universelle de votre sélection.

3. Évitez les chaussures minimalistes !

Après de longs débats mouvementés entre partisans du minimalisme et défenseurs des chaussures avec amorti, la science semble avoir tranché le débat. En effet, une étude scientifique avec essai randomisé contrôlé a établi que les chaussures minimalistes (c’est-à-dire avec une semelle très fine) peuvent augmenter le risque de blessure pour les sportifs qui pèsent plus de 71 kg (voir notre article).

Il semble donc que les chaussures minimalistes soient à proscrire dans l’ensemble même s’il y aura toujours des exceptions. Il existe en effet de nombreux témoignages d’athlètes qui ont réussi à se débarrasser de blessures coriaces grâce au minimalisme. Néanmoins, les conclusions de la recherche scientifique à l’heure actuelle laissent penser qu’il est préférable d’éviter les chaussures sans amorti.

La question suivante est donc : quel niveau d’amorti faut-il ? En effet, si l’on considère que les chaussures minimalistes ont une semelle de moins de 15 mm d’épaisseur, il reste un large éventail de choix entre les chaussures avec semelle fine et les chaussures maximalistes avec une semelle très épaisse.

Tout revient au point 1 : le confort. Nous vous conseillons d’essayer plusieurs modèles avec différents amortis et de choisir le plus confortable. De plus, il faut savoir que les semelles varient en épaisseur mais également en fermeté. Ainsi, certaines chaussures ont des semelles très épaisses mais fermes.

4. Les chaussures les plus chères ne sont pas les meilleures

Nous arrivons à un point très intéressant. Vous pensez que casser la tirelire est indispensable pour s’offrir les meilleures chaussures running ? Loin s’en faut !

En 1989, Dr. Bernard Marti a mené une étude auprès de plus de 4 000 coureurs. Il leur était demandé de remplir un questionnaire après une course avec des questions sur leur entraînement et leurs chaussures pour l’année passée. 45% d’entre eux avaient été blessé pendant cette période. Pouvez-vous deviner quel était le dénominateur commun pour ces coureurs ? Le prix de la chaussure ! Pas l’intensité de leur entraînement, ni leur poids, ni la surface sur laquelle il avait l’habitude de courir; pas même leurs blessures passées. La réponse ? Le prix : plus les chaussures étaient chères et plus la probabilité était grande que les coureurs se soient blessés.

Cette étude a cependant une limitation importante : il ne s’agit pas d’un essai randomisé contrôlé. Ainsi, il est difficile d’établir un lien de cause à effet irréfutable entre le prix de la chaussure et le risque de blessure.

Sans être parfaits, ces résultats paraissent logiques et permettent de se rassurer lors de l’achat d’une nouvelle paire de chaussures de running. Il n’y qu’à voir les modèles Decathlon (marques Kiprun et Evadict) qui sont très abordables tout en étant confortables.

5. Lisez les tests d’autres coureurs avec un profil et une expérience similaires aux vôtres

Avec si peu d’études scientifiques disponibles pour trouver les chaussures de running les plus adaptées, il est important de faire confiance à son expérience personnelle ainsi qu’aux tests d’autres coureurs.

Personnellement, ayant traîné pendant longtemps une blessure tenace au talon d’achille, j’ai trouvé très utile de lire les commentaires d’autres coureurs ayant également été confrontés au même type de blessure. Cela m’a aidé à réduire ma sélection à quelques paires de chaussures qui semblaient être un bon choix avant d’en choisir une.

La bonne nouvelle est qu’une fois que vous avez trouvé une bonne paire de chaussures qui convient à votre technique et ne vous inflige pas de blessures, vous pouvez vous y tenir et racheter le même modèle à l’avenir.

Enfin, il peut être aussi intéressant d’alterner avec d’autres modèles pour habituer votre corps à différentes configurations. Une étude scientifique a en effet démontré que cela pouvait diminuer le risque de blessure.

Avez-vous des commentaires ou questions sur ces conseils ? Merci de les partager dans la zone de commentaires en-dessous de l’article.

Mise à jour : juin 2020

1 commentaire
  1. Minimalistes rien de mieux et bcp moins coûteux ??
    5800kms en 4ans
    Plus de blessure
    Plus de maux de genoux et dos .
    Vive le retour au naturel ???

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