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Footing, jogging, running : la même chose ? Guide avec définitions

Publié le : 07/07/2022

Lorsque l’on parle de course à pied, on entend régulièrement les termes de « footing », « jogging » ou encore de « running ». Vous êtes-vous déjà demandé à quoi correspondait chacun d’entre eux ? S’ils réfèrent tous les trois à l’action de courir, ils ont tous des spécificités. Pour comprendre les subtilités du jargon des coureurs, nous vous avons préparé un petit guide d’utilisation de ces trois mots dans la langue française.

Origines et utilisation de ces mots dans la langue française

Femme coucher du soleil running

Le jogging, pour tous ceux qui souhaitent se dépenser

Que désigne le terme « jogging » ?

Le jogging désigne une activité physique qui consiste à courir à allure faible ou modérée.

L’intensité doit rester basse tout au long de l’effort, et doit vous permettre de tenir une conversation. Pendant ce genre de séances, vous ne devez donc pas être essoufflé et votre fréquence cardiaque ne doit pas monter trop haut.

La durée et la distance des joggings peuvent varier : pour les débutants, courir lentement pendant une quinzaine de minutes est déjà un bon entraînement. Pour les personnes ayant plus l’habitude, les séances peuvent aller jusqu’à une heure environ. Pour les coureurs expérimentés, le jogging peut même désigner la phase d’échauffement avant une séance à forte intensité, ou bien le temps de récupération qui la suit.

Une tendance apparue en Nouvelle-Zélande

Alors qu’on pense souvent que le phénomène du jogging nous vient des États-Unis, c’est en fait en Nouvelle-Zélande qu’il a débuté, dans les années 1950. L’entraîneur de l’équipe d’athlétisme du pays, Arthur Lydiard (1), a lancé l’idée de courir en groupe, et l’activité s’est finalement propagée sur toute l’île. Les gens y ont vu un bon moyen de se créer des habitudes saines.

Arthur Lydiard running coach qui a conceptualisé le jogging
Arthur Lydiard

En 1962, l’entraîneur et coach de l’université américaine de l’Oregon William J.Bowerman a découvert ce style de course lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande et a été impressionné par la condition physique des athlètes (2). En rentrant, il a organisé des séances d’entraînement et des programmes pour son entourage et est vite devenu le leader d’un véritable mouvement.

Associé au Docteur W-E Harris, ils ont ensuite mené des études scientifiques sur le sujet et ont même publié un livre intitulé « jogging » (en anglais, non traduit en français) proposant des programmes de remise en forme basé sur le jogging. Vendu à près d’un million d’exemplaires, on considère que ce livre a largement participé à démocratiser cette activité.

Un essor plus tardif en Europe

Si aujourd’hui le jogging se pratique dans le monde entier, il aura fallu une dizaine voire une vingtaine d’années pour que l’idée d’aller courir régulièrement ne s’installe en Europe. On considère que le jogging a commencé en Grande-Bretagne au début des années 70, et vers 1978 en France.

Le running, pour les plus assidus

Couple personnes agées running exercice physique (footing lent)

Le terme de « running » est un anglicisme qui s’est popularisé en France dans les années 2000. Avec le nombre croissant de personnes adeptes de course à pied ou de jogging, la pratique a un peu évolué.

Alors que jusque là, les compétitions (comme le marathon) et les entraînements structurés étaient réservés aux athlètes de haut niveau ou à une certaine élite, ce n’est plus le cas. De plus en plus de personnes courent de manière régulière et suivent des programmes d’entraînement. Le mot « running » désigne peu à peu ces personnes qui courent avec un objectif de performance, et non plus simplement pour entretenir une bonne condition physique. Ils travaillent les allures, leur endurance, leur force physique, font des exercices spécifiques. On parle d’une véritable discipline sportive et non plus d’une simple activité physique.

Si certains différencient le jogging et le running par l’intensité et l’allure de course, d’autres considèrent que c’est davantage l’état d’esprit qui les sépare. Les runners considèrent leur pratique comme un réel sport, pour lequel ils s’investissent et qu’ils pratiquent régulièrement dans le but d’attendre des performances (peu importe le niveau de celles-ci). Les joggers ont une approche beaucoup plus décontractée : ils courent pour le plaisir ou pour la santé, sans autre objectif que celui de se sentir bien.

Finalement, il n’y a pas de véritable règle pour différencier le running du jogging. Tout le monde peut donc librement se définir comme étant un runner, un jogger, ou tout simplement un coureur !

Couple runners jogging running

Le footing, un terme bien français

Le footing est un terme 100 % français désignant une sortie en course à pied, à allure modérée (3). Dans notre langue, il n’y a pas de véritable différence entre les mots « footing » et « jogging » : les deux se rapportent au même type d’effort, peu intense. Dans les plans d’entraînement de course à pied, on parle souvent de « footings de récupération » pour désigner des sorties à pratiquer sur un rythme lent et facile à tenir au niveau du souffle.
Attention cependant, si vous allez à l’étranger : même si on peut croire qu’il s’agit d’un anglicisme, ce mot de se rapporte pas à la course à pied dans la langue anglaise. Au Québec, il n’est pas utilisé non plus, on préfère faire « un jog » ou « un run » plutôt qu’un footing.

Des bénéfices similaires malgré les différences

Si jogging (ou footing) et running ne désignent pas exactement la même chose, ils vous apportent tous les deux de nombreux bénéfices :

  • Ce sont des activités bénéfiques pour la santé en général.
  • Elles développent vos capacités cardio-respiratoires, ce qui active la circulation sanguine et limite l’hypertension.
  • Elles permettent de renforcer vos muscles, vos articulations, vos os.
  • Elles boostent votre système immunitaire. Cela rend les sportifs moins vulnérables face aux maladies.
  • Elles préviendraient de l’apparition de certains cancers, d’après plusieurs études.
  • Elles sont bonnes pour le moral : elles vous font sécréter de l’endorphine, également appelée « hormone du bonheur » ou « hormone du plaisir ». C’est en outre un anti stress et un antidouleur naturel.
  • Elles permettent de brûler des calories et participent au maintien d’un poids de forme.

Même si les termes de jogging, running et footing ont quelques différences, ils désignent tous une activité physique liée à la course à pied. Il n’y a pas vraiment de définition officielle. Le fait de bouger régulièrement a de vraies conséquences positives sur la santé, alors n’attendez plus ! Enfilez vos chaussures de sport et partez pour un jogging, un footing ou une séance de running : votre corps et votre esprit vous remercieront.

Joggers en ville font un footing tranquille pour améliorer leur endurance

Questions fréquentes

Quelle durée pour un footing ?

Il n’existe absolument pas de règle pour la durée du footing. Cependant, le plus souvent, celui-ci dure entre 15 minutes et 1 heure environ. Il rare de pratiquer des séances plus courtes (sauf si vous débutez ou revenez de blessure). Au-delà d’une heure, l’effort d’endurance requiert un entraînement spécifique.

Quelle est la différence entre le jogging et le footing ?

La principale différence entre ces deux termes est la langue ! En effet, si on peut utiliser l’un ou l’autre de ces termes en français, ce n’est pas le cas dans les pays anglophones, où on ne comprend que le mot « jogging ». C’est également le cas au Canada francophone, où l’on parle de « faire un jog ». En anglais, « footing » peut désigner des semelles, des fondations, mais absolument pas une action en rapport avec la course à pied !

Quelle distance pour un footing ?

En fonction de votre allure et de la durée de votre sortie, vous pouvez effectuer entre 2 et 12 kilomètres environ pour un footing. Il n’y a pas de règle établie concernant la distance, l’important est de se sentir à l’aise pendant la séance et de ne pas être trop essoufflé.

Quelle vitesse pour un footing ?

L’important dans un footing n’est pas votre vitesse, mais vos sensations. Vous devez donc courir à une allure qui vous permet de discuter tout en vous sentant à l’aise. Pour certaines personnes, cela correspond à une allure de 7 km/h, pour d’autres, c’est 12 km/h. La vitesse à laquelle vous êtes à l’aise peut également varier d’un jour à l’autre, en fonction de votre état de forme, de votre fatigue, de la météo, etc.

Références :

https://en.wikipedia.org/wiki/Arthur_Lydiard#Jogging

https://books.google.nl/books/about/JOGGING.html

https://fr.wiktionary.org/wiki/footing

Charlène Bertein

Charlène Bertein

Charlène est une rédactrice web passionnée par le sport depuis plusieurs années. Elle a couru son premier 10 km en 2014 et son premier marathon en 2017. Elle a par ailleurs organisé une course à pied en relais entre Montréal et New-York en 2015, travaillé pour le Marathon de Paris en 2016, et pour une application de running jusqu’en 2020. Elle pratique aujourd’hui différents sports outdoor : trail, snowboard/splitboard, ski de fond, escalade, randonnée, etc.

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