Saucony Peregrine 16 (test 2026) : un tournant pour la série ?
La Peregrine de Saucony ? C’est la série trail la plus populaire de la marque. Un succès qui dure année après année, et la Peregrine 16 ne devrait pas déroger à la règle.
Saucony est mondialement connue pour ses chaussures de route, mais sa collection trail mérite également toute votre attention. Pourtant, les précédentes versions de la Peregrine n’ont pas toujours pleinement convaincu les traileurs.
La marque a donc pris un virage radical pour cette v16.
Va-t-elle faire l’unanimité ? Convient-elle à vos objectifs et à votre profil de coureur ?
Mon test terrain vous dira tout.
Pourquoi me faire confiance ?
Je suis coureur amateur et passionné par les chaussures. Avec mes 4000-5000 km à l’année, j’ai l’occasion de pouvoir utiliser une large variété de chaussures. J’ai notamment pu tester des produits de marques concurrentes comme les Hoka Tecton X 3 ou les Brooks Cascadia 18.
Pour ce test, j’ai pu utiliser la chaussure sur des entraînements classiques allant des footings de récupération aux traditionnelles sorties longues sur terrains vallonnés. Mais aussi sur des séances fartlek plus spécifiques dans des sous-bois et sur terrains techniques.
Notre verdict
Très bonne chaussure de trail polyvalente pour affronter une large variété de terrains.
- Poids : 275 g en 42
- Mousses PWRRUN et PWRRUN+
- Hauteur : 32 mm (talon), 28 mm (avant-pied)
- Drop : 4 mm
- Crampons de 4 mm
- Entraînements, compétitions distances courtes et intermédiaires
Pour cette Peregrine 16, Saucony a pris une décision forte pour s’aligner sur la concurrence : utiliser la technologie Vibram MegaGrip.
Cette technologie de référence est un gage de performance et le pari est réussi. Les crampons de 4 mm assurent une accroche puissante et agressive pour une très bonne traction sur une large variété de terrains.
La nouvelle maille résistante (Trail-Ready Upper) offre une meilleure protection tout en offrant une bonne respirabilité et un bon confort comme sur les éditions précédentes.
La semelle intermédiaire utilise la même mousse PWRRUN, mais gagne en hauteur avec 4 mm supplémentaire (sans augmenter le poids). Résultat : une très bonne absorption des chocs.
En résumé, la Saucony Peregrine 16 monte en puissance et s’impose comme un excellent choix pour les trails de distances courtes et intermédiaires.
Avantages
- +4 mm pour une meilleure absorption des chocs
- Super accroche grâce à la nouvelle semelle Vibram
- Tige confortable, protectrice et bien ajustée
- Chaussure réactive pour plus de polyvalence
Inconvénients
- Drop de 4 mm plus exigeant
- Mousse qui commence à dater
- Limitée pour les ultras en termes d’amorti
Adhérence
Si on ne devait retenir qu’un seul changement, ce serait le nouveau caoutchouc.
Saucony laisse de côté sa technologie maison, PWRTRAC, qui ne faisait pas toujours l’unanimité, et opte pour Vibram MegaGrip.
Si quelques marques irréductibles continuent de proposer leur propre caoutchouc avec plus ou moins de succès, il faut être lucide : Vibram est bel et bien ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle.
D’autant que Saucony a opté pour ce que la marque italienne propose de mieux : MegaGrip et son concept Traction Lug qui maximise l’accroche, la stabilité et la surface d’appui grâce à une forme de crantage spéciale.
Les crampons sont en forme de chevrons multi-directionnels pour une conduite plutôt agressive et suffisamment espacés pour éviter que la boue ne s’accumule.
Ils sont moins profonds (4 mm contre 5 mm sur la v15), mais le résultat est malgré tout excellent !
La Peregrine 16 dispose également d’une plaque de protection, principalement à l’avant. Elle n’est pas rigide comme sur la 15. Il s’agit plutôt d’un tissu, ce qui a l’avantage d’améliorer la souplesse de la semelle.
Types de terrains
Avec sa nouvelle semelle extérieure, la Saucony Peregrine 16 gagne nettement en polyvalence. On retrouve une conduite efficace sur une large variété de terrains, comme les sentiers techniques (même avec racine ou cailloux).
Sur les sols compacts, elle assure un déroulé fluide et permet de dérouler la foulée en toute sécurité. Sans faire de miracle (comme toutes les concurrentes d’ailleurs), même les terrains boueux s’abordent plutôt sereinement.
Sur les sols meubles, elle s’en sort également avec efficacité. Les terrains très techniques comme les sols montagneux ne seront pas forcément son terrain de jeu idéal, avec moins d’éléments de protection que certaines concurrentes comme la Hoka Speedgoat 6.
La principale amélioration vient de la conduite sur terrains humides. C’est là que la semelle Vibram révèle tout son potentiel, notamment sur les roches glissants.
Amorti
La semelle intermédiaire utilise encore une fois la mousse PWRRUN en TPU.
Attention : contrairement à ce que rapportent certains sites, il n’y a pas vraiment de mousse PWRRUN+ qui est (un peu) plus récente. C’est uniquement la semelle intérieure de propreté qui est en PWRRUN+ et elle n’a pas beaucoup d’incidence sur l’amorti.
PWRRUN commence à dater et il est un peu décevant que Saucony n’améliore pas ce point d’autant que ses modèles route affichent des matières plus modernes et performantes.
Il est possible que la marque ait fait le choix de la sécurité et de la longévité.
La hauteur est de 32 mm au talon et 28 mm sous l’avant-pied, soit 4 mm en plus par rapport à la version précédente.
La sensation à l’impact est équilibrée mais penche davantage vers le ferme que le moelleux.
La bonne absorption des chocs permet à tout type de coureur de pousser sur des distances courtes et intermédiaires. Au-delà ? Comme toujours, c’est propre à chacun.
Vous trouverez toujours des personnes pour vous dire qu’ils l’ont utilisé sur des ultras, mais je ne pense que ce soit plus l’exception que la règle.
Enfin, notez que le drop est faible avec seulement 4 mm et il vous faudra probablement un temps d’adaptation si vous êtes habitué à des drops plus élevés.
Retour d’énergie
Le poids est stable avec 275 g en 42 homme, et cela malgré l’amorti en plus.
On est dans la moyenne pour ce type de chaussures de trail.
Comme évoqué plus haut, la mousse PWRRUN n’est pas dernier-cri et cela se ressent sur la réactivité qui reste modéré. Ce n’est pas un point faible (le dynamisme est suffisant pour la majorité des coureurs), mais ce n’est pas non plus un point fort.
Le rocker assure également des transitions fluides talon-orteils.
Maintien du pied
La tige de la Saucony Peregrine 16 fait peau neuve. On a une maille abrasive recyclée, 400 % plus résistante selon la marque. C’est le type de promesse marketing difficile à quantifier en tant que coureur, mais il est vrai que la construction semble robuste.
La maille enveloppante assure une conduite en toute sécurité avec une bonne stabilité. Même lors de changements de directions, de sauts ou de changements de pente, la chaussure assure une bonne stabilité latérale.
Le chaussant est confortable grâce aux nombreux rembourrages — aucun souci pour la garder longtemps au pied.
La coque talonnière est également bien rembourrée et cale efficacement le pied dans la chaussure (même lors de descentes raides).
La boucle à l’arrière facilite l’enfilage (et sert d’attache-guêtre) et les lacets plats verrouillent bien le pied. Le passant pour les lacets sur le cou de pied est un autre détail appréciable.
La languette à gousset (semi-rembourrée) est un point fort selon moi, tant elle accentue le sentiment de sécurité et accompagne bien le mouvement du pied (je n’ai noté aucun glissement).
Enfin, la semelle de propreté (amovible) PWRRUN+ est assez épaisse pour un bon moelleux et assure une bonne gestion de l’humidité.
Taille et ajustement
On peut lire tout et son contraire sur l’ajustement et la taille. J’aime bien passer en revue les critiques et les avis, car il est difficile de donner un avis seulement sur la base de la forme de mes pieds.
Parler de l’ajustement n’est pas simple pour le testeur que je suis. Je recherche constamment tous les avis disponibles, car j’estime ne pas pouvoir me fier à la seule forme de mon pied.
Pour ma part, j’ai trouvé l’ajustement proche du pied, mais suffisamment extensible pour s’adapter aux pieds larges comme les miens. Je vous conseille donc de prendre votre pointure habituelle.
Protection et respirabilité
Le maillage doublé offre une bonne protection pour temps frais et la respirabilité est satisfaisante, ce qui assure un bon fonctionnement quelle que soit la météo et le terrain.
La tige n’est pas hydrophobe et sèche de manière classique.
En termes de protection, il y a des renforts thermocollés sur l’avant-pied et les parties latérales. La structure du mesh contribue également à un bon soutien.
En plus du pare-pierres, l’avant est également renforcée avec du caoutchouc pour une meilleure protection.
Globalement, la Peregrine offre une protection suffisante pour la plupart des scénarios, à l’exception peut-être des terrains très techniques avec beaucoup d’osbstacles.
Utilisation
La Peregrine a toujours été en quelque sorte « la chaussure de trail à tout faire » de la marque. La nouvelle semelle Vibram plus performante (et plus polyvalente) devrait renforcer un peu plus cette réputation.
Le dynamisme n’est pas le point fort de la Peregrine mais reste suffisant pour la plupart des scénarios à l’entraînement : du footing de récupération aux séances plus rythmées sur terrains vallonés, la chaussure est assez réactive pour accompagner vos efforts.
Avec 4 mm de semelle en plus, l’absorption des chocs est meilleure et devrait mieux convenir aux distances plus longues. Néanmoins, je la juge surtout adaptée aux courses et séances sur des distances courtes à intermédiaires.
Limitations
La Peregrine est bien renforcée mais offre un niveau de protection inférieur à certains modèles plus spécialisés pour la montagne.
Les crampons de 4 mm peuvent être également un peu juste pour les parties très boueuses.
Enfin, le drop de 4 mm fait que je recommande ces chaussures aux coureurs aguerris qui ont déjà de l’expérience avec un drop faible. Si vous débutez, ce ne sera pas le modèle le plus accessible (mieux vaut opter pour une Asics Gel Trabuco).
Qualité et durée de vie
La semelle extérieure Vibram MegaGrip n’a plus à faire ses preuves : c’est un caoutchouc résistant.
La nouvelle tige est nettement plus robuste et la mousse en TPU dure très bien dans le temps.
On valide donc une très bonne durabilité et un bon rapport qualité-prix.
Enfin, ce modèle utilise une petite partie de matériaux recyclées et est vegan (pas de matière animale).
Saucony Peregrine 15 vs 16
Les changements pour cette nouvelle version sont les suivants :
- Nouvelle semelle extérieure Vibram Megagrip
- Crampons plus courts (mais meilleure accroche avec Traction Lug)
- Plaque de protection en tissu
- Nouvelle empeigne mieux ajustée
- +4 mm de stack pour plus d’amorti
La nouvelle semelle extérieure justifie à elle seule selon nous la mise à niveau vers la Peregrine 16, qui offre une meilleure adhérence et plus de protection. Mais la v15 reste une option solide si vous la trouvez en promotion.
Conclusion
La Saucony Peregrine 16 est un tournant pour la série. Le choix d’opter pour le caoutchouc Vibram est logique et offre une adhérence encore meilleure.
Vous trouverez facilement des chaussures plus réactives ou plus amorties, mais la Peregrine continue de s’imposer comme l’un des modèles de trail les plus polyvalents en 2026.
Description technique
Caractéristiques
| Terrain | Trail |
| Type de soutien | Universel (neutre) |
| Drop | 4 mm |
| Épaisseur de la semelle (talon) | 32 mm |
| Épaisseur de la semelle (avant-pied) | 28 mm |
| Poids (modèle homme) | 275 g |
| Poids (modèle femme) | 251 g |
| Année de sortie | 2026 |
| Athlètes | |
| Prix | Voir le prix |
Technologies
| Semelle extérieure | Vibram MegaGrip |
| Semelle intermédiaire | PWRRUN, PWRRUN+, Rock Guard |
| Tige | Maille haute résistance |
| Caractéristiques | Disponible en Gore-Tex, Vegan, Matières recyclées, Plaque de protection contre les pierres |
Amorti
| Douceur | Équilibré |
| Dynamisme | Moyen |
Utilisation
| Distance | Courte, 5 km, Moyenne |
| Allure | Lente, Modérée |
| Type d'entraînement | Entraînement quotidien, Compétition |
Référence : site officiel Saucony