Asics Metaspeed Ray Tokyo (test 2025) : chaussure de l’impossible !

Des chaussures de running avec un stack de 40 mm et un poids de 121 g ? Le pari semblait impossible il y a encore quelques années et pourtant on y est enfin.
C’est bien ce que j’ai eu la chance de tester avec les nouvelles Asics Mestaspeed Ray
Tokyo, les chaussures les plus légères au monde.
Adidas avait pourtant frappé fort avec son Adios Evo Pro (139 g), mais avec un prix beaucoup plus élevé et une durabilité plutôt faible.
La Ray repousse les limites du possible, mais est-ce un bon choix pour vous ? Comment se place-t-elle par rapport à la concurrence et aux autres modèles Metaspeed (Sky et Edge) ?
C’est ce que vous allez découvrir avec mon test complet.
Pourquoi me faire confiance ?
Avec un record personnel de 2 h 38 au marathon et un volume d’entraînement hebdomadaire
conséquent, j’ai l’occasion de tester de nombreux modèles de chaussures de running pour aider ma
pratique.
J’ai effectué mon test terrain des Asics Metaspeed Ray Tokyo sur différents types de séances pour
évaluer leur confort et sensations de course. De plus, j’ai également consulté d’autres coureurs de
différents niveaux pour valider mon ressenti et m’assurer que mes recommandations seront utiles au
plus de coureurs possible.

Notre verdict
Des chaussures de compétition incroyables mais exigeantes pour battre vos records.
- Poids : 121 g (en 42)
- Mousse : FlyteFoam Leap
- Hauteur : 39,5 mm (talon), 34,5 mm (avant-pied)
- Drop : 5 mm
- Compétitions toutes distances
L’Asics Metaspeed Ray Tokyo est une chaussure ultra-légère qui affiche une plaque carbone en forme de goutte et assez réduite puisqu’elle se positionne principalement sur l’avant-pied. Elle est encastrée entre deux couches de la nouvelle mousse FlyteFoam Leap en A-TPU.
En clair, elle vise les coureurs rapides qui attaquent médio ou avant-pied, pas les talonneurs. Le ressenti est moelleux et offre une expérience de course très plaisante, d’autant plus qu’on a l’impression de courir pieds nus avec le poids minime.
L’absorption des chocs est très bonne et permet de pousser la chaussure jusqu’au marathon, même si cela peut varier selon les profils de coureurs.
La tige MATRYX en maille technique est impressionnante de légèreté et de respirabilité tout en étant résistante tandis que le caoutchouc Asics Grip impressionne en offrant une très bonne traction.
En résumé, l’Asics Metaspeed Ray Tokyo n’est pas destinée à tous les coureurs (car très exigeante), mais c’est certainement ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle !
Avantages
- Chaussure la plus légère et la plus dynamique du marché
- Ressenti moelleux pour un fort plaisir de course
- Propulsion parmi les meilleures
- Tige très confortable et ultra-respirante
- Absorption des chocs très bonne pour pousser jusqu’au marathon
Inconvénients
- Chaussure très exigeante, moins pertinente (et moins stable) pour les talonneurs
- Le maintien de la chaussure n’a pas convaincu tous les testeurs
Amorti
La semelle intermédiaire de l’Asics Metaspeed Ray Tokyo utilise la toute nouvelle mousse de la marque : FlyteFoam Leap. Celle-ci est en A-TPU (aliphatic thermoplastic polyurethane), mousse définitivement plus performante que le Peba.
Selon la marque, cette dernière est 13,7% plus réactive, 15% plus légère et 30% plus moelleuse que la précédente mousse FlyteFoam Turbo+. Les chiffres sont difficiles à vérifier, mais il ne fait aucun doute qu’elle est meilleure.
On retrouve bien évidemment la fameuse plaque en fibre de carbone en forme de goutte, mais celle-ci est partielle et présente uniquement sur le médio-pied et l’avant-pied.

Le message est clair : la Ray est destinée aux coureurs rapides qui ont cette attaque du pied.
Les talonneurs ne bénéficieront donc pas de la plaque et devront se tourner vers les modèles Sky ou Edge, versions grand public de la Metaspeed.
Ressenti
Avec des dimensions maximales de 39,5 mm sous le talon et 34,5 mm sous le métatarse, on peut valider un amorti conséquent. L’absorption des chocs est impressionnante, d’autant plus pour une chaussure aussi légère.
Comme pour certaines concurrentes, certains coureurs notent que la chaussure peut manquer de protection pour les coureurs lourds.
Pour ma part, je n’ai aucun doute sur le fait que je la prendrai sur mon prochain marathon.

La sensation moelleuse m’a beaucoup surpris et assure un grand plaisir de course en plus du dynamisme. J’ai pu lire certains retours ou tests qui parlent de fermeté — à mon avis, ils n’ont pas eu la chaussure au pied.
En effet, le ressenti est presque aussi souple que sur la Saucony Endorphin Elite 2 qui utilise la même matière de mousse. Cette dernière était même jugée trop souple par certains, mais je pense que ce soit le cas de la Ray qui devrait convenir à la grande majorité des coureurs.
Enfin, j’ai beaucoup apprécié le drop est de 5 mm, car il offre plus de protection sur l’avant-pied. Attention cependant : il peut demander un temps d’adaptation pour ceux et celles qui n’ont pas l’habitude.
Retour d’énergie
Je pourrais écrire des pages entières sur le poids de la chaussure.
Il y a deux ans, sur une précédente fusée, je disais quelque chose du genre : « sortir une chaussure de 40 mm de stack sous les 200 g est une prouesse incroyable, on a atteint la limite réalisable ».
J’ai pesé la chaussure : 113 g pour mon modèle en 41,5.

La Ray est donc officiellement la chaussure la plus légère du marché et j’ai toujours du mal à y croire alors que je l’ai sous les yeux.
On a l’impression qu’elle ne pèse rien en main et c’est pareil en courant avec : la sensation d’être pieds nus est assez incroyable.
Le retour d’énergie est semblable à celui que je retrouve sur l’Adidas Adios Pro et la Saucony Endorphin Elite 2, les leaders de la catégorie. Mais la Ray est beaucoup plus légère, ce qui lui confère encore plus de dynamisme — tout simplement la chaussure la plus réactive aujourd’hui.
Enfin, le rocker agressif et la semelle courbée assurent des transitions talon-orteil très fluides et rapides.
Soutien et stabilité
J’ai dû beaucoup réfléchir pour noter ce point.
J’ai finalement décidé d’attribuer une note relative au public visé par la chaussure plutôt qu’une évaluation absolue. En effet, si j’avais noté la stabilité pour les talonneurs, je serais descendu encore plus bas.

L’absence de plaque à l’arrière et le moelleux de la mousse se traduisent par une certaine instabilité.
Je n’ai eu aucun souci avec ma foulée médio-pied, sauf sur les allures plus basses où le rebond peut provoquer quelques déséquilibres.
Ce modèle est pour foulée neutre.
Maintien du pied
La chasse aux grammes se concentre également sur la tige — l’une des plus fines au monde. Malgré cela, elle est très confortable et haut de gamme.
Le coup de génie d’Asics est d’utiliser la technologie Matryx venue du monde du trail. Ces fibres d’aramide sont très robustes et évitent l’usure prématurée — très impressionnant avec une telle légèreté !

La respirabilité est bien évidemment optimale. La tige est tellement transpirante qu’il faut bien choisir la couleur des chaussettes.
En contrepartie, la couverture par temps froid est plutôt limitée, mais ce n’est pas sa vocation : ce modèle est pour le jour de votre course !
Il n’y a pas de renforts latéraux, mais la zone du talon est très bien construite avec un contrefort semi-rigide très classique (il y a même un léger rembourrage). En clair, le verrouillage du talon est très bon.

La languette est un point plus délicat. Sans gousset, elle se replie lors de l’enfilage et il faut un peu de temps pour la mettre à plat. Mais une fois serré avec les lacets crantés, je n’ai eu ensuite aucun souci. Néanmoins, j’imagine que cela peut être plus compliqué pour les pieds fins.
Il y a également une semelle intérieure en mousse très confortable qui assure une bonne gestion de l’humidité.
Ajustement et taille
Il ne faut pas s’attendre au luxe d’une Nimbus 27.
L’empeigne est très souple, trop pour certains qui parlent d’un manque de maintien. J’ai même lu un test américain qui parle « d’une tige lâche avec une connexion faible entre le pied et la semelle intermédiaire ».
J’ai souri en lisant cela, car je me suis rappelé des critiques que l’on pouvait faire aux anciens modèles de compétition (avant l’ère carbone) : les racing flats. On leur reprochait souvent d’être bien trop serrés et proches du pied.

Pour ma part, je trouve ces critiques très sévères, car il suffit de prendre une ½ pointure en-dessous pour obtenir un bon maintien. La structure est minimaliste, mais comparable aux autres chaussures de compétition à plaque carbone.
Cela concerne surtout les pieds fins qui risquent d’avoir beaucoup d’espace à l’avant. Pour les autres, vous pourrez prendre votre pointure habituelle dans la plupart des cas.
Traction
La Ray se traduit par une fine couverture de caoutchouc Asics Grip concentrée sur l’avant-pied. Ainsi, une large partie de mousse est apparente au niveau du talon et du médio-pied.
J’avais peur du résultat, mais au final la traction est puissante. L’adhérence est très bonne également sur les surfaces humides.

Malgré l’absence de rainures, j’ai trouvé la flexibilité de la chaussure plutôt bonne.
Bien sûr, je recommande d’utiliser ces chaussures exclusivement sur piste et sur route pour éviter d’abîmer la mousse apparente.
Utilisation
Comme la plupart des fusées à plaque carbone, l’Asics Metaspeed Ray Tokyo est faite pour la vitesse et la compétition.
Au vu du prix de la chaussure, il y a tout intérêt à garder pour le jour J de course.
À l’entraînement, il faut la réserver pour les séances clés d’avant compétition. De plus, ce type de chaussures facilitent tellement l’effort qu’elles peuvent freiner votre progression si vous les utilisez beaucoup.

En termes de distance, la réponse est moins tranchée et les avis divergent selon les coureurs.
Pour certains, la chaussure est trop légère et n’offre donc pas la protection nécessaire pour allonger la distance, notamment pour les coureurs plus lourds.
Pour d’autres, l’amorti maximaliste et la sensation douce à l’impact font qu’il n’y a pas de limite — la chaussure peut confortablement vous emmener sur un semi ou un marathon.
Je pencherais plus pour cet avis. La Metaspeed Ray a bien sûr des limites pour le grand public, mais je pense qu’elles viennent davantage de la stabilité et du maintien.

Par ailleurs, même si je n’aime pas parler de vitesse minimum, il faut bien reconnaître que la Ray n’est pas aussi accessible que la Sky ou la Edge. Plus vous allez vite, et plus elle révèle son potentiel.
Je pense que c’est la meilleure option à ce jour pour les coureurs rapides qui veulent battre leur record du 5 km jusqu’au marathon, à condition d’avoir la foulée adéquate pour la chaussure.
Qualité et durée de vie
Point délicat à aborder. À titre de comparaison, l’Adidas Adios Pro Evo 1, vendue au prix de 500 euros, a une durabilité très faible, à peine plus qu’un marathon selon certains coureurs.
Avec 200 euros de moins et un niveau de performance (au moins) égal, la Metaspeed Ray Tokyo a une durabilité plus comparable aux autres modèles à plaque carbone (qui n’est pas non plus toujours très élevée).
Difficile d’annoncer un kilométrage tant cela va dépendre de l’utilisation, du terrain, et de la foulée (encore plus sur ce modèle).

Il est vrai que le caoutchouc de la semelle extérieure est très fin, mais je l’ai trouvé étonnamment résistant et je m’attends à ce qu’il dure longtemps.
La tige est très fine mais également très résistante.
La mousse est selon moi la partie qui durera le moins. En effet, elle aura du mal à conserver ses propriétés « magiques » dans le temps, mais c’est un point qui s’applique également à toutes ses concurrentes.
La chaussure est donc chère, mais dans la norme du marché et offre une durabilité comparable aux modèles similaires pour un niveau de performance plus élevé.
Enfin, notons que ce modèle a peu de propriétés écologiques (hormis la semelle intérieure) et qu’il est vegan (pas de matière animale).
Asics Metaspeed Ray Tokyo vs Sky et Edge
La Ray est accompagnée par les deux modèles de compétition plus classiques de la marque. La Metaspeed Sky est la plus connue des deux. Selon la marque, elle est préconisée pour les coureurs qui ont tendance à allonger la foulée.
La Metaspeed Edge elle est recommandée pour les coureurs qui ont une foulée courte et cadencée. Cela fait maintenant plusieurs éditions qu’Asics propose cette distinction et elles semblent avoir trouvé leur public.
Point que l’on peut qualifier de remarquable pour ces deux nouvelles chaussures, le poids est de 157 g en 42, ce qui les place en troisième position sur le podium des chaussures les plus légères, mais sur la première place dans la catégorie des chaussures « grand public ».
Conclusion
L’Asics Metaspeed Ray Tokyo ne fera pas l’unanimité, mais c’est normal tant c’est une chaussure élite qui n’est pas destinée à tous les coureurs.
Plus résistante et moins chère que l’Adidas Adios Pro Evo 2, il s’agit tout simplement de la chaussure la plus performante à l’heure actuelle sur le marché, à condition d’avoir la foulée adéquate et de trouver le bon ajustement.
Description technique
Caractéristiques
Terrain | Route |
Type de soutien | Universel (neutre) |
Drop | 5 mm |
Épaisseur de la semelle (talon) | 39.5 mm |
Épaisseur de la semelle (avant-pied) | 34.5 mm |
Poids (modèle homme) | 121 g |
Poids (modèle femme) | 115 g |
Année de sortie | 2025 |
Athlètes | |
Prix | Voir le prix |
Technologies
Semelle extérieure | Asics Grip |
Semelle intermédiaire | FF Leap |
Tige | Mesh technique |
Caractéristiques | Plaque carbone, Vegan, Rocker |
Amorti
Douceur | Doux |
Dynamisme | Élevé |
Utilisation
Distance | Courte, 5 km, Moyenne, 10 km, Semi-marathon, Longue, Marathon |
Allure | Rapide |
Type d'entraînement | Compétition |
Référence : site officiel Asics